L'atelier de Decaris

Maître-graveur, membre de l'Institut, Albert Decaris est l'auteur de plus de 600 timbres pour la France et divers autres pays, notamment les anciennes possessions françaises.

Albert Decaris avait de fortes attaches varoises. Il séjournait régulièrement au Revest-les-Eaux, près de Toulon. C'est pourquoi le musée du Timbre est fier de présenter la reconstitution de son atelier, mais aussi quelques esquisses au fusain du timbre "Art de la gravure" (n° 2315) qu'il réalisa en 1984 dans le cadre de la série "métiers d'art". Pour ce timbre, on peut aussi voir au musée le poinçon original, la molette de transfert et le cylindre d'impression.

 

L'atelier du maître Albert Decaris a été reconstitué au musée du Timbre du Luc (prêt du musée de la Poste de Paris). On peut y voir divers objets ayant appartenu au maître : microscope, carnet de notes... ainsi que les esquisses et projets du timbre "Art de la gravure" qu'il réalisa en 1984 dans le cadre de la série "Métiers d'art".

 

 L'artiste

Albert Decaris est né à Sotteville-lès-Rouen le 6 mai 1901. C’est à l’école Estienne qu’il découvre la gravure avant d’entrer aux Beaux Arts de Paris. Reçu « Premier grand prix de Rome » en 1919, il va séjourner à la Villa Médicis.

En 1935, sur demande de M. Misler, alors ministre des PTT, il grave son premier timbre « Le cloître de Saint-Trophime d’Arles » (Yvert n° 302). Ce sera le premier d’une longue série tant pour la France que pour d’autres pays comme les principautés de Monaco et d’Andorre, les territoires d’outre-mer et les pays africains.

Il aura même une Marianne portant son nom (n° 1263).

Graveur, Albert Decaris illustre aussi des œuvres de Montherlant, Giono…. Peintre, il réalise de grandes fresques murales : exposition de Paris 1937, de New York 1938, ainsi que des décorations de chapelles, de halls, de maisons communales. Il est également peintre officiel de la Marine.

Elu membre de l’Institut académie des Beaux Arts en 1943, Albert Decaris en assuma la présidence.

Méditerranéen de cœur, il trouve dans les mythologies grecque ou romaine des sources inépuisables pour exprimer son talent. Et cette passion du soleil le mènera au Revest-les-Eaux, près de Toulon. C'est là qu'il finira sa vie.

Albert Decaris est mort en 1988. En 2001, un timbre (n° 3435) a rendu hommage à son talent de graveur.

 

 

 

 

 

 

La Marianne gravé par Decaris en 1960. Elle a été émise en feuilles de 100, en carnets de 8, en carnets de 20 sans publicité ou avec publicité marginale Philatec, en bandes de roulettes et imprimée sur carte postale.

 

 

 

 

 

 

 

Premier timbre gravé par Decaris, "Le cloître Saint-Trophime d'Arles" émis en 1935.

 

 

Timbre émis en 2001 pour le centenaire de la naissance de Decaris.

 

Un livre sur Albert Decaris le Singulier

 

Les Editions de la Nerthe, 1885 Route Nationale 8 à 83190 Ollioules viennent de publier Decaris le Singulier.

Maître Albert Decaris, souvent considéré comme le plus grand graveur du XXe siècle, premier Grand Prix de Rome à 18 ans, exerça ses talents dans toutes les disciplines de sa spécialité. Il réalisa notamment de multiples fresques, décorations murales et illustrations de livres d’art, inspirées aussi bien par la mythologie gréco-latine que par ses nombreux voyages.

Puis la Poste lui offrit l’occasion de graver des timbres-poste. En 50 ans, il en a produit quelque 500. Membre de l’Institut, président de l’Académie des Beaux Arts à quatre reprises, il a laissé une œuvre considérable tant par son étendue que par sa qualité.

L’ouvrage, écrit par sa fille Isabel Boussard-Decaris, propose une biographie critique ainsi qu’une sélection thématique des plus belles œuvres grand format exécutées par l’artiste, soit plus de 1000 illustrations recensées par Jean-Marc Boussard.

Le livre intéressera autant les philatélistes, les amateurs de Beaux Arts, que le grand public qui découvrira, ou redécouvrira, cet artiste hors du commun au parcours exceptionnel.