Les Visages

de Marianne

 

 

Une nouvelle Marianne le 1er juillet 2008

     Un concours de dessin a été organisé par La Poste pour renouveler le timbre d'usage courant. Ont été sollicités les artistes professionnels et créateurs de timbres qui ont planché sur "la Marianne et l'Europe".

Cette nouvelle Marianne devrait paraître le 1er juillet 2008, premier jour de la présidence française de l'Union européenne.

 

L'actuel timbre d'usage courant représentait "La Marianne des Français" oeuvrant pour l'environnement et les valeurs de la République.

 

La Marianne des Français

 

 projet initial de Thierry Lamouche

 

                                                                   

       projet définitif   

 

   Elle sera remplacée le 1er juillet par une nouvelle Marianne placée sous le signe de l'Europe.



 

        

 

Petit rappel des différentes Marianne émises depuis celle d'Alger :

 

Les visages de Marianne

 

Le 1er janvier 1849, la France émet son premier timbre : c’est déjà une femme... Cérès, déesse de l’agriculture. Trois ans après, elle sera supplantée par l’effigie d’un prince président plus tard ceint d’une couronne de lauriers honorant l’empereur Napoléon III.

Avec la débâcle de 1870, la République revient, toujours sous les traits de Cérès.

Suivront diverses allégories dont la Paix et le Commerce régnant sur le monde, une Liberté tenant la balance de l’Egalité, une République à la table des droits de l’homme, une République gardienne de la Paix, une autre, semeuse d’idées... vont orner les lettres jusqu’à la Grande Guerre. Puis les émissions se feront au profit des orphelins de guerre, pour les chômeurs intellectuels, à la gloire de Pasteur, pour assurer la promotion des Jeux olympiques de 1924, de l’exposition des Arts décoratifs de 1925 à Paris, de l’Exposition coloniale de 1931, de l’Exposition universelle de 1937... La République revient... tendant un rameau d’olivier symbolisant la Paix, et grands hommes ou sites touristiques se succèdent jusqu’en 1940. Alors apparaît le portrait d’un vieux maréchal qui fait aussi « don de sa personne » sur le courrier pendant quatre ans.

Quatre ans de guerre, quatre ans de privations, quatre ans d’horreur... d’une horreur indicible avec la découverte des camps de la mort. La Liberté renaît, la France revit, elle se donne les traits d’une femme : Marianne. Une Marianne victorieuse dont le bonnet phrygien rappelle les origines républicaines.

Depuis Marianne est toujours sur le courrier. Qu’elle porte le nom de Gandon, de Dulac, de Muller, de Piel, de Decaris, de Cheffer, de Béquet, de Briat, d’Eve Luquet ou même de Cocteau. Qu’elle emprunte ses traits à une inconnue ou à « la Liberté sur les barricades » de Delacroix, elle reste symbole de la femme toujours et de résistance souvent... la Marianne au bonnet phrygien (1) est appelée à symboliser la France sur les timbres du courrier.

 

                                                    

                 Marianne d'Alger              Marianne de Londres                Marianne de Gandon     

                   (Louis Fernez)                      (Edmond Dulac)                    quarante-quatre valeurs

                    onze valeurs                             vingt valeurs                       typographiées et gravées

                  lithographiées                               gravées                           émission 1,50 F 15.2.1945

             émission mars 1944              émission le 16.9.1944                    retrait

                       (Corse)                              retrait le 17.8.1946

            15.11.1944 en France                      (sauf 50 F)

              Retrait le 16.5.1945 

 

                                                       

   République de l'espérance             Marianne à la nef                      Marianne de Decaris     

                  (Louis Muller)                     (André Regagnon)                             une valeur

                      six valeurs                            deux valeurs                                  typographiée

                  typographiées                        typographiées                          émission 15.6.1960

             émission février 1955           émission le 27.7.1959                     retrait 17.7.1965

                     

 

 

                                                             

 

 

                                                                             

 

 

 

Cliquez pour voir

les projets présentés

à PhilexFrance 89

 

De nombreux projets de Marianne n'ont pas vu le jour, à l'image de celle de Spitz.

 

 

On trouve aussi Marianne sur des timbres commémoratifs où, avec son bonnet phrygien, elle symbolise la France accueillant les réfugiés espagnols, scellant l'amitié franco-américaine, sauvant la race, aidant aux chômeurs intellectuels, guidant les forces de la Libération, accueillant à nouveau l'Alsace et la Lorraine, rendant hommage à ses morts, annonçant des manifestations philatéliques ou le recensement de la population, commémorant le 40e anniversaire de la Constitution de 1958 ou encore s'engageant, sous les traits de la Marianne de Gandon, pour l'année du patrimoine. Elle peut être aussi Marianne de la solidarité avec une surtaxe au profit des victimes du tsunami d'Asie du sud.

 

 

                         

 

                                              

 

                         

 

 

 

 

                          

 

N'oublions pas enfin que Marianne a inspiré des dessinateurs comme Jean Effel, mais aussi un peintre comme Dali quand on lui a demandé de créer un timbre-poste.

 

                 

 

On peut compléter cette étude sur Marianne par de nombreuses vignettes, notamment celles de Jean Effel au profit de l'école publique.

                                                                 

 

 

(1) En philatélie, on baptise du nom de "Marianne" le timbre d'usage courant représentant son effigie, même si elle ne porte pas le bonnet phrygien mais une couronne de feuilles de chêne comme celle de Muller (encore appelée République de l'Espérance) ou une couronne d'épis de blé comme celles de Decaris et de Cheffer. Par extension la Sabine et le Liberté (de Gandon) sont classées parmi les Marianne.

 

 

Retour