Au patrimoine 

       de l'Humanité

 

Attention : page en cours d'élaboration (illustrations à venir)

 

Les sites du patrimoine de l'humanité : une façon aussi de concilier deux passions : celle de la collection thématique et l’envie de voyager. On pourra ainsi, d’un timbre à l’autre, passer de l’île de la Cité ou des remparts de Carcassonne à la Grande muraille de Chine ou à la baie d’Along, du vieux La Havane cher à Hemingway à la grande barrière de corail, de los Glaciares à l’île de Gorée, de la cité fortifiée de Bakou à Brasilia, des temples d’Angkor sur lesquels plane encore l’ombre de Malraux aux parcs des montagnes rocheuses canadiennes, des pyramides de Guizèh ou des statues colossales d’Abou Simbel aux chemins de Saint-Jacques de Compostelle… en ne se laissant guider que par le plaisir des yeux, le rêve ou l’évocation de souvenirs.

C’est le risque de voir engloutis à jamais les monuments de Nubie lors de la construction du barrage d’Assouan en haute Egypte qui fit prendre conscience de la nécessité de préserver les œuvres naturelles ou nées du génie humain qui font partie d’un patrimoine commun à l’humanité toute entière. Toutefois, c'est l'abbé Grégoire qui, le premier, évoqua la notion de patrimoine national.

Ces sites constituaient des témoignages uniques du passé. Leur disparition aurait été une perte irréparable pour le monde entier. Aussi, une cinquantaine d’états se mobilisèrent pour la préservation de ce patrimoine (de nombreux pays mirent en vente des séries de timbres pour le sauvetage des monuments de Nubie). Et une convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, a été adoptée par la Conférence générale de l'UNESCO en 1972. Elle est actuellement ratifiée par 170 états. 

Sa mission essentielle est de définir le patrimoine mondial, en dressant une liste des sites dont les valeurs exceptionnelles doivent être préservées pour l'humanité toute entière et en assurant leur protection par un renforcement de la coopération entre les nations. Deux sortes de sites peuvent être classés : les biens culturels et les biens naturels. Selon la Convention du patrimoine mondial, un « patrimoine culturel » est un monument, un ensemble de bâtiments ou un site ayant une valeur historique, esthétique, archéologique, scientifique, ethnologique ou anthropologique. Le terme « patrimoine naturel » désigne une caractéristique physique, biologique et géologique exceptionnelle ; la flore et la faune menacées, les zones ayant une valeur du point de vue scientifique, esthétique ou du point de vue de la conservation.

En France, plus d'une trentaine de sites ont été classés au patrimoine mondial. En voici la liste par année de classement avec, entre parenthèses, les numéros du catalogue Yvert & Tellier les représentant. Ont été retenus le thème principal et les sujets secondaires, mais il ne s’agit là que d’un simple aperçu. Des recherches plus poussées (notamment sur les timbres émis à l’étranger) permettront d’étayer cette thématique :

 

1979 :

- cathédrale de Chartres (n° 664, 865, 1399, préo 173, Monaco 925) ;

- grottes ornées de la vallée de la Vézève  en Dordogne : Lascaux, Font de Gaume, la Madeleine, Rouffignac... (n° 1555, 3905, préo 187, Monaco PA 95) ;

 

- le Mont-Saint-Michel, « merveille  de l’Occident », et sa baie (n° 260, 1482, 3165, 3923) ;

 

- palais et parc de Versailles (n° 379, 937/38, 939, 988, 1059, 1208, 1242, 1656, 3073, 3389 ainsi que le timbre de la série artistique émis le 12 novembre 2007 : 0,85 € « Galerie des glaces - Château de Versailles » et le timbre « Les globes de Coronelli », globes initialement prévus pour le château de Versailles) ;

- basilique et colline de Vézelay (n° 759 et bloc "Portraits de Régions" 2008) ;

1981 :

- cathédrale d’Amiens (n° 665, 1586, 2116/17, préo 165) ;

- abbaye cistercienne de Fontenay (n° 1938) ;

- palais et parc de Fontainebleau (n° 878 et 4016) ;

- monuments romains et romans d’Arles dont les Alyscamps et la cathédrale Saint-Trophime (n° 302) ;

- théâtre antique d’Orange et "arc de triomphe" à trois portes et ses abords (n° 389) ;

1982 :

- saline royale de Nicolas Ledoux d’Arcs-et-Senans (n° 1651) ;

1983 :

- places Stanislas, de la Carrière, et d’Alliance à Nancy (n° 778, 822, 1298, 3785) ;

- église de Saint-Savin-sur-Gartempe dans la Vienne et ses peintures romanes (n° 1588) ;

- caps de Girolato et de Porto et réserve naturelle de Scandola en Corse, (paradis de l’aigle balbuzard - n° 2018), calanches de Piana (n° 3951) ;

1985 :

- Pont du Gard (n° 262 et 3604) ;

1988 :

- Strasbourg – Grande Ile (n° 443, 451, 739, 815, 920, 942, 984, 1254, 1410, 1608, 1654, 2019, 2363, 2944 et bloc "Portraits de Régions" 2008) ;

1991 :

- Paris, rives de la Seine (3818, n° PA 29). Ce site mérite tout un chapitre avec la Cité (n° 781/82, 1997, 2911), la place de la Concorde (n° 783, 1020, 2974), les Invalides (n° 751, 1607, 1630, 1801, 2499 et 3946), le palais de Chaillot (n° 818/19, 911/12), Notre-Dame de Paris (n° 776, 1419, 2582, 3263, 3705), la Sainte Chapelle (n° 1492), la tour Eiffel (n° 429, 911/12, 1022, 1398, 2395, 2580, 3000, 3366, 3435, 3545, 3685 et 3937, Monaco 921), Le Louvre (n° 780, 972, 1189, 2581, 2851/52, 3174 et toutes les œuvres qu’il renferme), l’église Saint-Germain des Prés (n° 2045), l’Assemblée nationale (n° 1688, 2945, 3132), l’Institut de France (n° 971, 1994, 2973), le musée d’Orsay (n° 2451 et ses œuvres), l’Hôtel de Ville (n° 1176), le Grand Palais (n° 1403, PA 28 et le timbre du congrès 2008 de la FFAP), l’Hôtel de la Monnaie (n° 3252), le jardin des Tuileries (n° 3673) ;

- ensemble architectural gothique autour de la cathédrale Notre-Dame, l’ancienne abbaye Saint-Rémi et le palais de Tau à Reims (n° 256, 259, 399, 1061 et 4059) ;

1992 :

- cathédrale de Bourges (n° 1453, 3349, préo 164) ;

1995 :

- centre historique d’Avignon avec le palais des Papes et le pont Benazet (n° 391 et un timbre prévu en 2009) ;

1996 :

- le Canal du Midi, de Toulouse à l’étang de Thau (n° 4023, peut également être illustré avec les villes traversées et le créateur du canal : Pierre Paul de Riquet – n° 2100) ;

1997 :

- ville fortifiée historique de Carcassonne (n° 392, 3302) ;

- le Mont Perdu dans les Pyrénées, site qui concerne la France et l’Espagne et où se trouve le célèbre cirque de Gavarnie (n° 2547).

1998 :

- chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France (la partie espagnole avait été classée en 1993) avec notamment les villes étapes comme La Charité-sur-Loire (n°3478), Sainte-Foy de Conques (n° 792, 805), Rocamadour (n° 763, 3492), l’abbaye de Moissac (n° 1394) Saint-Bertrand de Comminges (n° 841A), la cathédrale Saint-Sernin à Toulouse (n° 772), le Pont Valentré de Cahors (n° 1039 et 1119) ;

- site historique de Lyon avec le théâtre antique (n° 1124, 2132, 3022 et les traboules n° 3390) ;

1999 :

- juridiction de Saint-Emilion (n° 2163, 3251) ;

- beffrois de Belgique et de France : Arras (n°567 et 3605), Lille (n°2238 et PA 24), Calais (n°1316 et 3401), Evreux (émis en 2008) à quoi on peut ajouter la série de prêt-à-poster "Beffrois du Nord" ;

2000 :

- le Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes - dont le château et le domaine de Chambord précédemment classés (n° 924, 3703) permet d’intégrer Tours (n° 1328, 1525, 2370, 3397), Angers (n° 500), les châteaux de Sully-sur-Loire (n° 1313), Chenonceau (n° 610/611 et 3595), Blois (n° 1255), Cheverny (n° 980), Amboise (n° 929,1390 et le Clos-Lucé n° 1759), Villandry (n° 995), Langeais (n° 1559), Chaumont-sur-Loire (n° 3947), l’abbaye de Fontevraud (n° 2002) ainsi que les bords de Loire (n° 4017) ;

 

 

 

2001 :

- Provins, ville de foire médiévale (n° 1392A, 3924) ;

 

 

 

2004 :

- vallée de Madriu - Perafita - Claror en Andorre (Andorre 596 et 605) ;

2005 :

- Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret (n° 1152 et timbre à paraître en septembre 2008 représentant l'Hôtel de ville).

2007 :

- Bordeaux, dont la façade des quais conçue par l'architecte de Louis XV Jacques Gabriel (n° 2316 et PA 25).

2008 :

- Les forteresses Vauban, l'architecte militaire de Louis XIV (n° 1029) soit douze sites retenus : la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais), la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs), les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde), l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère), la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche), l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).

 

L'oeuvre de Vauban (plus de trois cents forteresses et places fortes dont les fortifications de Toulon qu'il a renforcées des forts de l'Eguilette et Saint-Louis ; dans la région, on lui doit le Fort Carré d'Antibes (timbre émis en 2006) et le fort Sainte-Marguerite face à Cannes ; à Marseille, les deux forts de l'entrée du port qui avaient pour rôle de mieux contrôler la ville ; dans les Alpes, les villages fortifiés d'Entrevaux, Colmars les Alpes, Seyne les Alpes, Embrun faisant face aux Savoyards) était en concurrence en 2007 avec l'oeuvre de l'architecte Le Corbusier (Notre-Dame du Haut à Ronchamp - n°1394A et 1435, Monaco 1606 et pour notre région "la cité Le Corbusier" à Marseille) mais c'est Bordeaux qui avait été choisi.

Mais il faudra attendre encore un peu pour insérer dans nos albums le château de Bazoches (Nièvre) et la citadelle du Palais à Belle-Ile-en-mer (Morbihan).

 

 

A ces propositions de timbres, on peut ajouter les entiers postaux (avec la série de cartes « vues de Paris » de 1935/36 et les nombreux prêts-à-poster émis ces dernières années), flammes mécaniques, oblitérations temporaires et empreintes de machines à affranchir illustrées ayant un rapport avec les sites retenus.

 

On trouve sur timbres de France ou de Monaco, d’autres sites classés au patrimoine mondial comme la statue de la Liberté à New York (n° 352, 426, 458, 1212, 2421, 3473, 3639, Monaco 1535 et PA 27), Venise (n° 1676, Monaco 887/89), le temple de Borobudur à Java (n° 2036), le palais impérial de Pékin (n° 3173), la grand place de Bruxelles et son hôtel de ville (n° 1752, Monaco 2302), le Tholos de Delphes (3037), la cathédrale d’Aix-la-Chapelle (n° 1714), les monuments de Nubie, d’Abou Simbel à Philae (n° 1899, Monaco 553), les pyramides de Guizèh (n° 1731).

Les anciennes possessions françaises permettent d'enrichir ce thème. Citons pour l'exemple  « Luang Prabang (Laos) » (inscrit au patrimoine en 1995, nombreux timbres laotiens sur ce site), Volubilis au Maroc, l'amphithéâtre d'El Djem en Tunisie...

Depuis 2002, les blocs "Capitales européennes" offrent la possibilité de compléter les sites étrangers avec le centre historique de Rome en 2002 (bloc 53), la ville de Luxembourg, ses vieux quartiers, ses fortifications en 2003 (bloc 64), Athènes et son Acropole en 2004 (bloc 78), Nicosie en 2006 (bloc 101), Bruxelles en 2007 (bloc 111), Prague en 2008, Lisbonne en 2009.

 

Enfin, les dossiers de plusieurs sites sont à l’examen et notamment ceux de la montagne Sainte-Victoire près d’Aix-en-Provence (n° 2891) ou de la vallée des Merveilles dans les Alpes-Maritimes (Monaco 1663/70).

 

Il faut parfois chercher hors du pays concerné. Ainsi une fresque de l’église de Boyana, près de Sofia en Bulgarie, se trouve sur un timbre des Nations Unies (siège de New York) émis en 1981. Dans sa série courante de 2002, le centre international de Vienne a timbrifié un viaduc de la ligne ferroviaire de Semmering en Autriche, elle aussi classée au patrimoine mondial.

La liste complète des sites du patrimoine mondial se trouve sur Internet à http://whc.unesco.org/fr/list/

 

          Les émissions des Nations Unies et de l’Unesco

Depuis 1980, les timbres de service de l’UNESCO représentent des sites classés à protéger. On relève ainsi « Maison des esclaves de l’île de Gorée - Sénégal », « Site de Moenjodaro – Pakistan » et « Palais de Sans-Souci – Haïti » en 1980 ; « Fès – Maroc », « Sukhotaï – Thaïlande » et « Fort Saint-Elme – Malte » en 1981 ; « Hué – Vietnam » et « Sâo Miguel – Brésil » en 1982 ; « Mosquée de Chinguetti – Mauritanie » et « Mur d’enceinte intérieur d’Istanbul – Turquie » en 1983 ; « Eglise monolithique de Lalibela – Ethiopie », « Sanaa – Yémen » et « Eglise Sainte-Marie Kotor – Yougoslavie » en 1984 ; « Théâtre romain de Carthage – Tunisie », « Vieille place de La Havane – Cuba » et « Temple d’Anuradhapura - Sri Lanka » en 1985 ; « Temple de Tikal – Guatemala » et « Mosquée de Bagerhat – Bengladesh » en 1986 ; « Acropole d’Athènes – Grèce » et « Temple de Philae – Egypte » en 1987 ; « San Francisco de Lima – Pérou » et « Shibam – Yémen » en 1990 ; « Temple de Bagdaon – Népal » et « Citadelle d’Herat – Afghanistan » en 1991 ; « Parc archéologique d’Angkor – Cambodge » et « Parc national du Tassili n’Ajjer – Algérie » en 1993 ; « Parc national Uluru – Australie » et « Parc national Los Glaciares – Argentine » en 1996 ; « Peinture murale de Pompéi » et « Statues de l’île de Pâques » en 1998 ; « Pyramides de Guizèh » et « Parc national de Komodo – Indonésie » en 2001, « Laponie » et « Eglise de la Résurrection à Saint-Pétersbourg » en 2003, « Forêt de Bialowieza - Pologne » et « Pétra - Jordanie » en 2005, « Luang Prabang - Laos » en 2006, « Ksar d'Aït Ben Haddou (Maroc) » en 2007, « Machu Picchu » en 2008.

 Les timbres de service qui ne peuvent être utilisés qu’au siège de l’Unesco à Paris, sont disponibles dans les points philatélie.

 

Entre 1984 et 1996, l’administration postale des Nations Unies a émis des timbres sur les sites à préserver (le Grand Canyon, la Grande muraille de Chine, le fort Saint-Angelo à Malte, le Serengeti, le cercle de pierres de Stonehenge, Abou Simbel figurent notamment sur ces timbres). Depuis 1997, elle propose aux collectionneurs une série de carnets de prestige sur le patrimoine (contenant chacun six timbres différents en blocs de 4). Le premier était consacré aux guerriers d’argile du mausolée du premier empereur de Chine Qin Shi Huang (guerriers que l’on retrouve aussi sur un timbre de Monaco émis en 2000). Puis ce fut le château de Schönbrunn en 1998 ; l’Australie en 1999 ; l’Espagne (avec notamment l'Alhambra de Grenade ou des détails d’architecture d’Antonio Gaudi à Barcelone) en 2000 ; le Japon en 2001 ; l'Italie en 2002 ; les parcs nationaux des Etats-Unis en 2003 ; la Grèce antique (dont le Parthénon) en 2004 ; l'Egypte (avec le Sphinx, le temple de Philae, le monastère Ste Catherine...) en 2005 et la France en 2006 avec les bords de Seine, le Pont du Gard, Carcassonne, Provins, le Mont Saint Michel et de le Château de Chambord.

 

   

Les cartes maximum en combinant carte postale et timbre-poste avec son oblitération donnent encore plus d’attrait à ce genre de collection. La carte  postale donne une vue plus générale que le timbre-poste, quel que soit le talent de son auteur, ne peut restituer complément. Et l’oblitération ajoute souvent un complément d’information.

Une association regroupe ces collectionneurs : les maximaphiles français, 30 rue de la Prévoyance, 94300 Vincennes, site Internet : www.maximaphiles-français.org. Un répertoire complet des cartes-maximum de France a été édité aux éditions Yvert & Tellier : « Un siècle de maximaphilie ».

 

 

Ces aperçus n'ont pas la prétention de faire un tour complet du sujet abordé. 

Il ne s'agit que de survols thématiques. A ceux que ce sujet intéresse de le développer.

 

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