L'épopée napoléonienne

 

 

 

 

 

 

Après l'émission pour le Salon du Timbre 2004 d’une série et d'un bloc "Napoléon 1er et la garde impériale" (Yvert n° 3679/84 et bloc 72), profitons de l’actualité philatélique pour présenter les grandes lignes de l’épopée napoléonienne racontée par les timbres de France.

 

 

 

Napoléon Bonaparte est né à Ajaccio (n° 981) en 1769 (n° 1610 émis pour le bicentenaire de sa naissance).

Il suit les cours de l’école de Brienne, puis de l’école militaire de Paris dont il sort lieutenant d’artillerie.

C’est en tant que chef de bataillon qu’il se distingue au siège de Toulon en 1793.

Il est alors promu général de brigade.

 

 

 

Après avoir défendu la Convention contre l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire, Bonaparte est général de division à 26 ans et chargé du commandement en chef de l’armée d’Italie. C’est alors qu’il épouse Joséphine de Beauharnais.

La campagne d’Italie est marquée par des victoires éblouissantes : Lodi, Arcole (n° 1730), Rivoli…

 

Ensuite Bonaparte se lance dans l’expédition d’Egypte (n° 1731). Il s’y fera accompagner par de nombreux savants dont Monge (n° 948 et 2667).

A son retour d’Egypte, constatant que le Directoire est de plus en plus discrédité, le général Bonaparte s’entend avec l’un des directeurs, l’abbé Sieyès (n° 2564) et, par le coup d’état du 18 brumaire, fait constituer un consulat provisoire. La constitution de l’an VIII le fait Premier consul pour 10 ans avec la réalité du pouvoir.

 

 

 

A cette période est attaché le château de Malmaison (n° 1873) acquis par Joséphine de Beauharnais.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’œuvre de réorganisation alors entreprise par Napoléon Bonaparte, on relève la création du corps préfectoral (n° 3300), l’institution de la Banque de France (n° 3299), du Conseil d'Etat (n° 3293), des lycées, de l'Ordre des Palmes académiques et surtout l’élaboration du Code civil (n° 3644) avec le Beaussétan Jean de Portalis (n° 1774).

 

                                      

 

                                                                              

 

En 1802, Bonaparte est consul à vie.

Proclamé Empereur des Français le 18 mai 1804, Napoléon Ier (n° 896) est sacré par le pape Pie VII à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804.

Le sacre (n° 1776) est immortalisé par David (n° 868) peintre officiel de Napoléon.

                      

 

David qui peignit aussi le Premier consul franchissant le col du Grand Saint-Bernard (timbre paru le 28 janvier dans le carnet "Chefs-d'oeuvre de la peinture").

 

 

Le bicentenaire de la bataille d'Austerlitz a fait l'objet d'un timbre à 0,55 € (émission commune France - République tchèque) le 8 mai 2005.

 

 

 

 

La suite est une longue série de victoires sur les empires coalisés contre la France : 

Ulm, Austerlitz, Iéna, Eylau… 

Pour accéder à la paix avec l’Autriche, Napoléon, divorcé de Joséphine, épouse Marie-Louise qui donnera naissance au roi de Rome.

La désastreuse retraite de Russie conduit en 1814 à l’abdication de Napoléon (Fontainebleau - cour des adieux n° 878) et à sa relégation à l’île d’Elbe.

 

 

 

L’espoir renaît avec le débarquement à Golfe-Juan et les Cent Jours (mars – juin 1815), mais le désastre de Waterloo entraîne sa chute définitive. Napoléon, empereur déchu, est interné à l’île Sainte-Hélène où il meurt en 1821.

Son corps sera ramené en France en 1840 et inhumé dans le dôme des Invalides (n° 751 et son tombeau sur la série d’entiers postaux « Vues de Paris » de 1935/36).

 

Ont accompagné cette épopée : le maréchal Lannes (n° 1593) ; Desaix, tué à Marengo (n° 1551) ; Kellerman (n° 2595) ; le maréchal Moncey (n° 1880) ; le général Daumesnil (n°1896) ; le général Drouot (n° 1298) qui l’accompagne à l’île d’Elbe ; le corsaire Surcouf, baron d’Empire (n° 894) ; le baron Corvisart, médecin de Napoléon (n° 1433) ; Larrey, chirurgien de la Grande Armée (n° 1434) ; l’abbé Grégoire (n° 2663) ; Talleyrand (n° 895) ; Masséna (TP Monaco).

On peut encore ajouter Stendhal (n° 550 et 2284).

 

                       

 

                          

 

                       

 

 

 

Enfin, à Napoléon est associé la Légion d’honneur (Au camp de Boulogne n° 997 et n° 3490).

 

 

On peut encore compléter avec deux timbres d’Andorre (n° 168, rétablissement du statut de la co-principauté et le timbre émis en 2006 pour le bicentenaire du décret de Napoléon 1er, ainsi que le n° 285 série Europa 1980 représentant l'empereur), deux de Monaco (n° 2230 et PA 9), ainsi que par les nombreuses émissions des états de la communauté française pour le bicentenaire de la naissance de Bonaparte, les tableaux de David ou de Gros reproduits sur timbres ou encore le maréchal Ney émis en zone d’occupation française en Allemagne et même la célèbre plaine de Waterloo sur un timbre belge. 

 

 

 

La numérotation des timbres est celle du catalogue Yvert et Tellier.

 

Retour